Un film de Leo Bokhobza, Guillaume Hugon et Franck Sarcy
Footaï Production présente:le film qui a bousculé la Cote St André
le film qui lie talent, classe, philosophie, génie technique et scénaristique
le premier film de ceux dont on réentendra parler:
"Notre film intitulé « Victime(s) » met en scène principalement quatre garçons dans un lycée calme et vide. Tout comme notre modèle pour ce film qui est « Elephant » de Gus Van Sant, ce calme va basculer dans le drame et dans la mort.
Comme « Elephant » nous avons fait le choix d'offrir une histoire vécue sous différents points de vue, cela pour plusieurs raisons. Tout d'abord pour une meilleure compréhension des faits; ensuite car il était intéressant techniquement de s'essayer à un tel exercice en reproduisant les mêmes scènes sous plusieurs angles mais la principale raison est le fait que cela dresse un profil psychologique de chaque personnage. En effet, se succèdent la vision de Jean-Luc, la compassion de Jean-Paul, la brutalité de Pierre et enfin la fragilité du malheureux Maxime. La majorité des plans est prise de dos avec une échelle moyenne lorsque les personnages marchent afin que le spectateur se concentre sur chaque histoire sans trop de possibilité d'identification des spectateurs ou d'émotion qu'aurait permis le gros plan.
Le film s'appuie sur la vie quotidienne des lycéens comme Gus Van Sant l'a fait avec celle des étudiants, nous assistons à des moqueries, de la rigolade entre amis ou encore à une conversation de filles, cette scène représente le passage aux cuisines dans « Elephant » qui coupe l'espace d'un instant avec l'histoire afin de tout simplement montrer à quel point celle-ci s'inscrit dans un monde lycéen qui ne se préoccupe pas du monde qui l'entoure.
« Victime(s) » se basant sur la normalité et la banalité de la vie avant de basculer dans le drame, cela nous à amener à utiliser un éclairage naturel. De plus, cet éclairage nous a permis de montrer les caractères des personnages : Jean-Luc passe dans un couloir sombre lorsqu'il va accomplir son méfait, parallèlement Jean-Paul passe par dehors à la lumière du jour car il possède lui des idées plus « claires » et réfléchies. Nous avons également demandé aux acteurs un jeu naturel correspondant au comportement d'un lycéen.
Afin de coller le plus au chef d'œuvre de Gus Van Sant, nous avons intégré au film un plan de nuages accompagné par Beethoven, celui-ci se situe juste avant la bagarre afin de montrer un vrai changement de rythme. Notre générique (plan de nuages également) est accompagné de la musique « Stairway to heaven » de Led Zeppelin qui signifie littéralement « Escaliers vers le paradis », elle était pour nous une évidence de par son titre et grâce à son énorme popularité tout comme l'est « Fur Elise » dans « Elephant ». Cela conclut notre court-métrage en annonçant que pour Maxime, le paradis est là.
Le seul aspect du film n'étant pas en rapport avec notre modèle est le fait de commencer l'histoire par la fin, nous avons fait ce choix en référence à « Casino » de Martin Scorsese mais aussi pour montrer de l'agitation avant de revenir au calme du début du récit (récit qui va, petit à petit, basculer dans le drame). Cela offre de plus un peu d'originalité au film sur le plan scénaristique."
Pub oblige les bonhommes, continuez bien.